ORIT@
Bulletin électronique d'information sur l'évolution des Technologies de l'information et de la Communication (TIC) au Bénin

Numéro 32, numéro spécial,
Réunion préparatoire Africaine de la Conférence Mondiale sur le Développement des Télécommunications,
juillet 2005


- EDITORIAL : Orit@, nouvelle formule

- Rapport de l'atelier Jeunes: Réunion Préparatoire Régionale de la Conférence Mondiale du Développement des Télécommunication

- Autre information: Concertation pour une harmonisation dans l'espace UEMOA des Cadres législatif et réglementaire des Télécommunications


EDITORIAL : Orit@, nouvelle formule

Chers amis lecteurs,

Depuis plus de deux ans, votre bulletin Orit@ ne paraissait plus, comme tenu des diverses contraintes auxquelles l'ONG Oridev fait face. Toutefois, toujours motivés par l'ambition de contribuer à la promotion des TIC pour le Développement au Bénin, notamment par l'information, nous avons voulu relancer Orit@ sous une nouvelle forme. Désormais, le bulletin paraîtra lorsque nécessaire, et sans périodicité fixe.

Oridev, via son Secrétaire Général, a eu l'opportunité de participer à la rencontre préparatoire africaine de la Conférence Mondiale pour le Développement des Télécommunications, (CMDT'06) qui se tiendra au Qatar en 2006 (voir liens ci-dessous). Nous vous proposons le rapport de l'atelier Jeunes de cette rencontre, ainsi que d'autres informations sur les TIC au Bénin qui peuvent vous intéresser. La rencontre préparatoire africaine a eu lieu à Abuja, Nigéria, début juillet 2005.

Bonne lecture
Barnabé AFFOUGNON, Secrétaire Général Oridev.


Rapport de l'atelier Jeunes de la Réunion Préparatoire Régionale de la Conférence Mondiale du Développement des Télécommunications (CMDT 2006).

Abuja, du 1er au 3 Juillet 2005

Le Sommet Mondial du Développement des Télécommunications se tiendra au Quatar en 2006. L'organisation de ce sommet présente des enjeux réels pour le développement des télécommunications en Afrique.
L'Afrique, en prélude à cet évènement majeur, entre dans la danse et tient à jouer sa partition en y apportant des contributions de qualité afin d'améliorer les indicateurs qui, jusque là, la défavorisent dans le domaine du développement des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC).
C'est dans cette perspective que la ville d'Abuja au Nigéria, en partenariat avec l'Union Internationale des Télécommunications, le Ministère de la Communication du Nigéria, à travers la Commission Nigériane de la Communication et d'autres entreprises TIC, a accueilli, du 1er au 03 Janvier 2005, la Réunion Préparatoire Régionale de l'Afrique. Elle a connu la participation des Jeunes, des acteurs de la Société Civile, des Femmes, des partenaires du secteur public et du secteur privé.

Les objectifs de cette rencontre régionale :
Préparer le Sommet Mondial des Télécommunications qui se déroulera au Quatar en 2006.
Faire des plaidoyers à l'endroit des acteurs potentiels des Télécommunications en Afrique et auprès de l'Union Internationale des Télécommunications en vue de favoriser des investissements constants dans le domaine des télécommunications.
Développer des programmes en faveurs des Jeunes, de la Société Civile, des femmes et des opérateurs économiques pour induire un développement participatif de ces différentes couches dans le secteur des TIC en Afrique.
Assortir cette conférence régionale africaine de recommandations en faveur des différentes composantes qui participent du développement


Rapport des travaux de l'Atelier " Jeune "

La salle de conférence du Centre Musa Yar'Ardua d'Abuja a, pendant trois jours, accueilli les différents travaux de la section des Jeunes dans le cadre du sommet préparatoire régional africain des télécommunications. Ces travaux ont été, pour la plupart, des communications qui indexent l'implication des jeunes dans le développement des TIC et mettent en relief le rôle qui est le leur dans la société de l'information dont la vitesse demeure l'unité de mesure des innovations.

Le rapport des jeunes aux TIC doit être un rapport d'échanges d'expériences, de renforcement des capacités et de mise en réseautage pour des actions concertées avec certains organismes internationaux tels que UIT, l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie qui développent des programmes en direction des jeunes.

" Les Télécommunications comme instrument majeur des Technologies de l'Information et de la Communication ". Tel est l'intitulé de la première communication présentée par Monsieur Callistus Okoruwa.
Aujourd'hui, les gisements de mines, les ressources énergétiques, les ressources agricoles ne constituent plus les premières sources de richesse des nations. Les pays africains en sont l'illustration. Malgré l'immensité de ses richesses, le continent croupit dans la misère, dans la pauvreté. Or, le Japon dépourvu de richesses, reste une nation puissante grâce aux poussées technologiques.
De ce constat, il en ressort, d'après le communicateur que la première source de richesse réside dans la recherche permanente de l'information, vecteur de valeurs ajoutées et stimulatrice de création de richesse. Les TIC, en elles mêmes, renferment les valeurs d'égalité, d'équité qu'il faut s'approprier pour que l'Afrique ne rate pas le train de la mondialisation de l'économie. Les décideurs politiques, à quel niveau que ce soit, doivent se pencher sur la nécessité de rendre les infrastructures performantes en sécurisant l'environnement des investisseurs nationaux et étrangers.

Les jeunes, dans ce monde virtuel, doivent rêver sur de grands projets et jouer un rôle d'avant-gardiste en créant des plateformes de services à divers niveaux. Ces points de vue épousent ceux du Docteur Yassin de ICANN dont la communication porte sur " Les applications électroniques en Afrique et les défis pour la jeunesse. ". Selon M. Yassin, outre les défis de pauvreté, d'insécurité alimentaire, de VIH/SIDA à relever par le continent africain, il y a celui des applications électroniques (textes, vidéo, Internet, signaux etc..) qu'il faut s'approprier et promouvoir. Le développement du continent passe forcément par le développement des TIC via le renforcement des capacités. Il propose de faire des TIC, un instrument de médiation des savoirs et de valorisation des cultures en impliquant d'avantage les populations rurales à l'utilisation de ces outils. Le secteur primaire en sortira grandi. Les jeunes, dans ce contexte, doivent jouer un rôle de lobbying a-t-il renchéri pour enfin les exhorter à :

- Pousser les gouvernants à voter des lois qui réglementent l'avenir des TIC en Afrique
- Utiliser les TIC pour relever les défis de la Bonne Gouvernance
- Créer des partenariats virtuels (les réseaux) pour défendre la cause des " Jeunes ".

Et parlant d'opportunités que les TIC peuvent offrir aux jeunes, l'Union Internationale des Télécommunication a présenté trois de ces programmes destinés aux jeunes à savoir :
- YES : Youth Education Scheme
- Le programme d'incitation des jeunes
- Le suivi au forum jeune

Ces programmes dans son ensemble visent à mobiliser des ressources pour accompagner les jeunes dans leurs efforts personnels ou collectifs afin de leur ouvrir des horizons nouveaux à travers des rencontres périodiques, des formations diplômantes dans le secteur des télécommunications.
Qu'il s'agisse des " Programmes de formation Télécoms : stratégies et efficacité " présentés par Titi Omo et " Des pourparlers de la Jeunesse et des partenaires du développement ", la jeunesse a un rôle déterminant à jouer : c'est de faire face à son destin en prenant à cœur les enjeux de la société de l'information.
Le développement des contenus africains et de l'obstacle que les langues présentent sont pour Monsieur Gédéon du Ghana, des indicateurs clés pour réduire la fracture numérique dans l'usage des TIC entre les pays du Nord et ceux du Sud. L'occasion lui revenait de proposer aux jeunes d sur les réfléchir sur les conditions de la mise à disposition de ces innovations technologiques pour améliorer le cadre de vie et de travail des populations rurales dans une perspective constructiviste en mettant en synergie les valeurs de la bilatéralité de la coopération Sud/Sud en utilisant les TIC aux fins :
- D'exercer le pouvoir
- De multiplier le pouvoir
- D'aider les autres.

Enfin, les enjeux de la création de réseaux et des représentations des jeunes dans les institutions nationales et internationales sont passés aux peignes fins à travers l'organisation d'une table ronde. On pouvait noter la présence de Théodore Somda du Burkina Faso, de Gbenga Sesan du Nigeria, de Murathala du Kenya, de Titi Akinsanmi du Nigeria.

La clôture du sommet a été assortie de recommandations formulées et articulées autour des aspirations profondes de ces jeunes à l'endroit des acteurs du secteurs de télécommunications, des institutions internationales et des gouvernements des Etats présents à ce sommet dont voici les énumérations :

La jeunesse recommande:

a) Qu'un groupe de travail soit mis sur pied afin de préparer la Conférence Mondiale du Développement des Technologies au Quatar en 2006 (CMDT 06) et afin d'examiner des issues porteurs d'espoir en faveur de la jeunesse et des organismes de jeunesse oeuvrant dans le secteur des TIC.
b) Que l'ordre du jour de CMDT 06 inclut les aspirations concernant la jeunesse.
Le groupe de travail de la session plénière devrait déterminer des actions pour :
a) De plus grandes contributions de la jeunesse à l'élaboration et à l'exécution du plan d'action de Doha (2007-2010)
b) Augmenter la participation des membres de la jeunesse et des organismes de la jeunesse dans les activités régionales et globales de l'UIT par la participation à des activités préparatoires au niveau national, régional et international.
Le groupe devrait faire des recommandations en s'assurant que le plan d'action de Doha 2007-2010) présente les besoins et les soucis de la jeunesse.

La jeunesse recommande d'adopter les propositions suivantes :

- Mobilisation d'infrastructures et de ressources
a) Que des fonds provenant de l'UIT, d'organismes internationaux et des secteurs oeuvrant dans le domaine des Nouvelles Technologiques soient constamment mobilisés pour le développement Télécommunication au profit de la jeunesse afin de les former à l'entreprenariat.
b) Que dans tous les pays africains un bureau de jeunesse soit créé au sein du ministère responsable des Technologies de l'Information et de la Communication; ce bureau sera responsable des politiques TIC et des projets en faveur de la jeunesse.
c) Que des investissements se fassent pour développer des infrastructures TIC et que des investissements soient pour maintenir ces infrastructures existantes dans le domaine des TIC.


- Politique et développement de politiques
a) Que l'UIT vote un budget annuel pour des activités et des initiatives en faveur de la jeunesse.
b) Que l'UIT continue de soutenir annuellement des fora régionaux et internationaux en faveur de la jeunesse.
c) Que les gouvernements honorent leurs engagements en intégrant dans les écoles ou dans les programmes d'études l'enseignement des TIC et louer les efforts tels que les initiatives d'e- écoles du NEPAD
d) Que les gouvernements créent des mesures incitatives spéciales en éliminant les taxes et les impôts sur les matériels informatiques.
e) Que des attributions budgétaires nationales spécifiques soient élaborées pour le développement des TIC au sein de la jeunesse et en faveur du monde rural.
f) Que les gouvernements initient des lois pour lutter contre le cybercriminalité et la fraude sur Internet (la corruption).

- Valoriser les ressources humaines
a) La jeunesse constitue une des grandes consommatrices des applications découlant des TIC. Que les entités évoluant dans le secteur des TIC fassent de grands investissements en sa faveur en réinvestissant un minimum de leurs bénéfices dans des centres de formation en TIC pour développer en elle l'excellence, l'esprit d'entreprise etc.
b) Que la jeunesse occupe une place de choix dans le processus de cette politique d'appropriation des TIC à travers des méthodes innovatrices et rentables telles que la formation en ligne, le développement d'application et la constitution de réseaux de jeunes pour des actions concertées.
c) Que la demande en TIC soit faite sensiblement compte tenu des préoccupations, des besoins des personnes. Que les fournisseurs du domaine des télécommunications développent des services adaptés aux besoins des personnes.
d) Que des formations de remise à niveau soient organisées en faveur des professeurs traitant les questions des TIC pour qu'ils aient des qualifications afin de gagner en expertise.
e) Que les handicapés physiques soient désormais impliqués dans toutes les réunions et conférences relatives au domaine des TIC.
f) Que pour accroître le développement de télécommunications, des programmes d'échange entre les jeunesses soient créés pour favoriser la mobilité et que ces rencontres constituent des occasions d'échanges, de partage d'expériences et de renforcement des connaissances.
g) Que le développement des contenus devienne un mécanisme soutenu pour renforcer la visibilité des réalités en Afrique et renforcer par ce biais des pratiques en matière des TIC en faveur des jeunes.
h) Que des bourses soient allouées à tous les niveaux aux jeunes qui affichent un intérêt majeur pour le développement des TIC.

Par Barnabé ogouman AFFOUGNON
Secrétaire Général
ONG ORIDEV
Cotonou, République du Bénin
www.oridev.org

Liens:
- Réunion préparatoire régionale africaine à la Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT-06)

- Conférence mondiale sur le développement des télécommunications

Concertation pour une harmonisation dans l'espace UEMOA des Cadres législatif et réglementaire des Télécommunications

Le 18 juillet 2005 à Cotonou, des experts en communication venus du Sénégal, du Niger, du Burkina-Faso, du Togo, de la Côte d' Ivoire, de la Guinée et du Bénin se sont réunis pour réfléchir sur l'harmonisation dans l'espace UEMOA du cadre législatif et réglementaire des Télécommunications.

Placé sous le parrainage de M. Frédéric DOHOU, Ministre de la Communication et de la Promotion des Technologies Nouvelles, l'atelier de Cotonou à pour objectif, selon M. Bernard Ouédraogo de l'Union Monétaire Ouest-Africain d'examiner les politiques de contrôle et de régulation du secteur des télécommunications pour le renforcement des capacités des acteurs et autorités de régulation du secteur des télécommunications.
Les participants devront, tout au long des travaux examiner l'harmonisation du régime à appliquer aux opérateurs du secteur des télécommunications (opérateurs de réseaux, fournisseurs de services, etc.). Ils doivent également réfléchir sur l'harmonisation des conditions d'accès au service universel, sur les conditions devant accéder à l'efficacité et à la performance des systèmes de réseau et enfin, à la tarification des services de télécommunication.
L'atelier a pris fin le 22 juillet 2005.


Envoyez-nous vos informations à oridev@oridev.org

Ce numéro a été préparé pr Barnabé AFFOUGNON
Conseils: Ken LOHENTO

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