ORIT@
Bulletin électronique mensuel d'information sur l'évolution des Technologies de l'information et de la Communication (TIC) au Bénin

Numéro 18

EDITORIAL : L'internet des pauvres

ACTUALITES
-
Pénurie des cartes de recharge à Libercom : le ras
- le bol des abonnés
- Le club Fragments du Monde-ORIDEV décrohe un autre prix international de production de contenus
- Le PAJE ORIDEV dispose de son site web
- Conférence internationale Edward BOUCHET - Abdus SALAM (EBASI) : sciences physique - technologie de Pointe et développement de l'Afrique
- La BOAD soutient l'extension des réseaux cellulaires
- CEFOCIel, une communauté virtuelle de spécialistes de l'Information Documentaire du Bénin
- L'IDEE organise une conférence débat sur les NTIC et la culture
- La Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin dispose de son réseau informatique
- Libercom à Natintingou!
- Réduction du coût de la communication internet par l'OPT

FOCUS : Cinématographie en zones défavorisées : le Cinéma Numérique Ambulant au Bénin

ECHOS DU WEB BENINOIS
: Le site des artistes AZIZART.ORG en ligne !

AFRIQUE ET MONDE
:Lancement d'un concours sur la recherche en NTIC par l'IRTAVI

TRUCS ET ASTUCES :

- Un numéro de téléphone à tout faire
- Moins d'anglais sur le web

AGENDA :
- Rencontre de l'association Fête de l'Internet en Afrique à Cotonou
- Université de la Communication à Hourtin


EDITORIAL : L'internet des pauvres

Depuis plusieurs jours, il est devenu pénible, quelquefois impossible à un grand nombre d'internautes béninois d'accéder à l'internet. Navigation très lente, impossibilité de naviguer, problèmes de réseaux, déconnexions intempestives, ont été (sont) leur lot quotidien. Tout cela peut surprendre toute personne suivant l'actualité NTIC au Bénin, puisque depuis le début du mois de juillet, la bande passante nationale est passée de 128 kilobits/s à un mégabit/s.
Les abonnés du fournisseur d'accès FirstNet et les internautes exploitant les cybercentres connectés par son biais sont les principales victimes de cette situation. Différents problèmes entravent sérieusement le service offert. D'une part, il semblerait que la liaison FirstNet-OPT connaisse des dysfonctionnements (l'OPT fournit l'accès au web à FirstNet, même si ce denier dispose aussi en descente d'une connexion par satellite indépendante), ce qui perturbe les communications. De plus, FirstNet essaie depuis plus d'une dizaine de jours d'opérer des aménagements sur sa liaison satellite, mais la célérité de ces opérations laissent à désirer. Corollaire, les abonnés FirstNet et les cybercentres qui ont accès à travers lui ne peuvent plus naviguer ou satisfaire leurs clients. En ce qui concerne la connexion OPT, elle a connu des perturbations récurrentes ces derniers jours (notamment des déconnexions intempestives). Dès lors, pour la grande masse des internautes, le salut se situe auprès des quelques rares institutions jouissant d'une connexion par satellite indépendante de la liaison nationale (Centre d'Education à Distance, Place du Québec notamment).
Toutes ces difficultés soulèvent différentes problématiques, notamment la question de l'expertise nationale. Nul ne peut mettre en doute la bonne volonté des gestionnaires des réseaux internet béninois. Mais il semble évident que des renforcements de capacité et la formation d'une expertise nationale suffisante permettrait au Bénin de sortir plus rapidement des problèmes de réseaux devant intervenir de façon inéluctable. Des technologies comme la connexion sans fil restent à être maîtrisées.
C'est dans ce contexte qu'il devient compréhensible que les Béninois (et les Africains en général) accueillent favorablement l'offre des multinationales à l'humanisme douteux de les aider à renforcer leur expertise. En effet, dans certains cercles de professionnels, des critiques sont souvent formulées envers les Africains qui acceptent que la firme américaine CISCO, l'un des leaders mondiaux dans les technologies réseaux internet, implante des " académies CISCO " (en collaboration avec les programmes internet SDNP du PNUD) dans ces pays (voir le numéro 11 du bulletin Orita). Les Africains demeurent convaincus que l'offre de ces entreprises, tout comme quelquefois celle des Nations Unies, n'est pas neutre (les techniciens africains formés sur CISCO proposeront d'abord des solutions techniques CISCO, ce qui arrondit le chiffre d'affaire de la firme). Mais de quelle alternative disposons-nous pour l'heure en face aux problèmes comme ceux évoqués plus haut ? Devons-nous nous contenter des formations INET ou autres offertes sporadiquement par des institutions à but non lucratif ? En attendant la disponibilité d'une expertise adéquate, en attendant l'émergence d'une ingénierie NTIC béninoise, africaine, et face aux urgences de l'heure, l'Afrique est bien obligée d'accepter des chevaux de Troie. Mais s'agit-il bien de chevaux de Troie puisque l'Afrique industrielle capable de rivaliser avec le reste du monde est encore en création, et que si ce n'était les Etats-Unis, ce serait la France, ou tout autre pays européen ou asiatique ? Une attitude semble salvatrice : soyons des réceptacles intelligents et suscitons la concurrence !

Bonne lecture
Ken LOHENTO Responsable de la publication

oridev@oridev.org


ACTUALITES

- Pénurie des cartes de recharge à Libercom : le ras-le bol des abonnés

Libercom est depuis quelques temps en difficulté croissante. Les abonnés du plus grand réseau cellulaire GSM crient déjà leur exaspération face à ce que certains appellent "abus de confiance" de la part des autorités de la société. En effet, en plus de la suspension de la vente des cartes de recharge de 5.000 FCFA qui a révolté les abonnés du réseau il y a quelques jours seulement, le service de la messagerie est désormais facturé plus cher. La pénurie des cartes de recharge de 5.000 FCFA, 10.000 FCFA et de 25.000 FCFA survenue depuis près d'un mois vient raviver la colère des abonnés. Impossible désormais de charger son abonnement, donc d'utiliser son cellulaire pour beaucoup. A moins de se ravitailler au marché noir qui spécule sur les coûts (et qui commence à s'épuiser) ou à moins d'aller se ravitaller au Nord du pays ou des cartes de recharge existent en stock). Il s'avère donc indispensable que les autorités de Libercom prennent les dispositions nécessaires pour éviter ces désagréments aux abonnés. Son image en dépend.

- Le club Fragments du Monde-ORIDEV décrohe un autre prix international de production de contenus

Dans le cadre des IV ème Jeux de la Francophonie qui se sont déroulés à Ottawa au Canada du 14 au 24 juillet 2001, un concours international dénommé "les mordus de la langue" a été organisé par Radio-Canada sur le thème "Jeunesse et Langue française". Des jeunes membres de Oridev ayant obtenu le prix de la production de contenus au concours international Fragments du Monde (www.fragmentsdumonde.org) ont soumis un site qui leur a permis de décrocher le prix attribué par la biennale de la langue française, catégorie littérature web (www.radio-canada.ca/mordus). Hébergé sur le serveur de Oridev (www.oridev.org/lescotonois), ce site élaboré aux couleurs de la francophonie et titré "La langue française en ballade à Cotonou" présente la langue française dans son évolution, notamment son enrichissement et son utilisation par les jeunes à Cotonou. Il s'est également intéressé à la jeunesse telle que comprise par les Cotonois et a présenté un lexique riche de particularismes du Français parlé par les jeunes de Cotonou ainsi que l'équipe qui a réalisé le site. Avec un graphisme agréable et l'utilisation de scripts, ce site primé confirme l'expertise qui se met en place au sein des jeunes ORIDEV. http://www.oridev.org/lescotonois/ www.radio-canada.ca/mordus

- Le PAJE ORIDEV dispose de son site web

www.paje.oridev.org est le site récemment mis en ligne du Point d'accès aux Inforoutes pour la Jeunesse de ORIDEV. Elaboré dans un style "jeune", ce site offre à la communauté scolaire et estudiantine, des services adaptés à leurs besoins, notamment trois rubriques d'intérêt que sont :
- "Correspondance" pour favoriser des échanges entre jeunes francophones. Elle met notamment à disposition des jeunes des contacts gratuits de correspondants et aussi la possibilité de publier des annonces ;
- "Trucs et Astuces" où sont donnés des conseils et techniques en informatique ;
- "Interview" qui est une tribune d'expression libre des jeunes leur permettant de présenter leurs espérances, expériences et activités dans le domaine des NTIC. Un forum sera bientôt activé pour davantage faciliter les échanges entre les jeunes. Rapellons que le projet PAJE, initié par l'Institut Francophone des Technologies de l'Information et de la Formation (INTIF www.intif.francophonie.org) a pour objectif de faciliter l'accès des jeunes francophone aux technologies de l'information et du multimédia. www.paje.oridev.org

 

- Conférence internationale Edward BOUCHET - Abdus SALAM (EBASI) : sciences physique - technologie de Pointe et développement de l'Afrique

Du 6 au 10 Août s'est tenue à Cotonou, au Centre Internationale de Conférences, la quatrième conférence internationale Edward BOUCHET - Abdus SALAM (EBASI) co-organisée par l'Institut Edward Bouchet Abdus Salam, le Centre international de physique théorique de Trieste, l'Institut de Mathématique et de Sciences physiques de l'Université Nationale du Bénin et l'Office des Postes et Télécommunications du Bénin.
Les objectifs de cette conférence sont entre autres d'organiser périodiquement en Afrique des forums scientifiques d'échange entre scientifiques technologistes et mathématiciens de l'Afrique et de la diaspora et de contribuer à l'amélioration des équipements de laboratoires africains par le transfert de matériels de pointe des Etats-Unis vers l'Afrique.
Animée par des scientifiques africains, américains et européens cette conférence a également consacré une grande partie de ses activités aux nouvelles technologies de l'information et de la communication. Au nombre des thèmes développés en ce sens, on peut citer :
- RASCOM : information and communication technology closing the infrastructure GAP in Africa ;
- Secteur des télécommunication en Tunisie, réalisation et perspectives ;
- Nonlinear transmission lines and development of new technologies of communications ;
Des stands de produits ont été présentés au public par ENERDAS (solutions d'énergies renouvelables -solaire et thermique- pour les zones résidentielles et périurbaines), Libercom (produits de téléphonie mobile), l'OPT (offre de services de télécommunication) etc. et l'entreprise UNITEC. Ce dernier a notamment présenté, en tant que partenaire officiel, le projet qu'il pilote en partenariat avec l'OPT sur le développement des réseaux privés (couverture numérique du territoire national). A terme, ce projet permettra d'améliorer la qualité des communications et notamment la connectivité à Internet. Vingt trois pays africains ont pris part à la conférence.

- La BOAD soutient l'extension des réseaux cellulaires

Le vendredi 20 juillet 2001 au Marina Hôtel de Cotonou (ex-Shératon) a été signé un accord de prêt entre le président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et Steven Head, directeur général de Titan-Africa Inc. D'un montant de 3 milliards de FCFA, ce financement a pour but d'appuyer l'extension du réseau céllulaire Libercom sur l'ensemble du territoire national et ainsi de passer des 60.000 abonnés actuels à 140.000 lignes.
Il faut noter que Libercom avait déjà bénéficié d'un prêt initial de la BOAD d'une valeur de 5 milliards de FCFA qui lui permit d'installer le système VSAT de deux commutateurs numériques, un réseau de cellulaire mobile et un système de transmission numérique par câble optique reliant Cotonou à Parakou.

(Source : La Nation du lundi 23 juillet 2001)

- CEFOCIel, une communauté virtuelle de spécialistes de l'Information Documentaire du Bénin

Initiée au lendemain de la Journée des étudiants du CEFOCI, "le CEFOCI en ligne" ou "CEFOCIel" est une liste de discussion consacrée aux échanges professionnels entre spécialistes de l'information documentaire du Bénin (Archivistes, Bibliothécaires, Documentalistes). Elle offre un cadre de collaboration entre les anciens et nouveaux étudiants du Centre de Formation aux Carrières de l'Information sous la tutelle de l'Ecole Nationale d'Administration. Cette liste compte actuellement une trentaine de spécialistes de divers rangs et expériences.
Initiative saluée par le milieu professionnel, cette liste constitue un créneau de discussion autour des thèmes de gestion de l'information et aussi de l'implication des nouvelles technologies dans la gestion du savoir et son implication pour les professionnels.

Pour plus d'information ou pour s'y abonner :
http://groups.yahoo.com/group/CEFOCIel
ou écrire à l'adresse : thouzanme@avu.org

- L'IDEE organise une conférence débat sur les NTIC et la culture

L'Institut de développement et d'échanges endogènes (Idée) de Ouidah a servi de cadre, le samedi 04 août 2001, à une conférence débat sur le thème "Culture et utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication : incompatibilité ou opportunité de promotion réciproque". Présidée par Gaston ZOSSOU, ministre de la Communication et des Technologies Nouvelles (ancien Ministre de la Culture et de la Communication) assisté du professeur Honorat AGUESSY, cette conférence a été donnée en présence de cadres universitaires, d'étudiants, de journalistes, etc. Les conférenciers ont insisté sur la nécessité pour les Béninois de s'approprier les nouvelles technologies, en l'occurrence l'outil informatique et l'internet afin de valoriser par celles-ci notre culture. Gaston ZOSSOU a affirmé que l'ordinateur et l'internet ne doivent plus être ni un luxe ni paraître étranges pour le commun des Béninois. En ce sens, le gouvernement entend faire une réelle promotion de ces outils dans les établissements d'enseignement secondaire, ce qui permettra au Bénin de ne pas rester à la traîne en matière d'appropriation des NTIC a-t-il ajouté.

- La Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin dispose de son réseau informatique

Dans le cadre du projet d'informatisation élaboré et soumis à la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines qui l'a approuvé, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCIB) a reçu de cette institution, un don de matériel informatique d'une valeur de plus de soixante quatre millions de francs CFA. Ce projet prend également en compte, l'installation, la mise en réseau du matériel, la formation du personnel et la rénovation d'une vingtaine de centres de formalité des entreprises. Le projet est également exécuté au Sénégal, en Guinée et en République du Congo et a pour objectif de renforcer les capacités de fonctionnement des institutions consulaires africaines.

- Libercom à Natintingou!

Le réseau Libercom est accessible à Natintingou (environ 650 km de Cotonou, à l'autre extrémité du Bénin)! Tel est le constat que nous avons fait, à notre plus grande surprise. En effet, les informations officielles diffusées par l'OPT et le réseau Libercom faisaient seulement état de la capacité de réception du signal Libercom à Parakou (environ 450 km de Cotonou).Il faut toutefois préciser que le signal est assez faible et qu'on ne reussit à se atteindre son correspondant qu'après plusieurs tentatives.

- Réduction du coût de la communication internet par l'OPT

Depuis le 12 juillet dernier, le coût de la communication internet à l'OPT a été réduit de plus de 50%. Alors qu'il était à 51 F la minute, il vient d'être ramené au cout de la communication locale, 66 F toutes les trois minutes, soit 22 F la minute. L'OPT rejoint ainsi ses "concurrents" privés qui pratiquent ce coût.


FOCUS : Cinématographie en zones défavorisées : le Cinéma Numérique Ambulant au Bénin


L'un des promoteurs du cinéma numérique ambulant (Cna), M. Christian Lambert, a animé jeudi dernier une conférence de presse au CCF de Cotonou. Une occasion pour lui de présenter le projet du Cna qui vise à rapprocher le cinéma des populations des zones éloignées de notre pays.

"Pour voir un film à Ouidah, il n'existe que 2 ou 3 salles de vidéo, sous équipés en matériels et en films. Les magnétoscopes sont des VHS [ndlr : format Vidéo Home System) antédiluviens, de moniteurs, de vieux téléviseurs. Le son et les images, pas toujours de bonne qualité". Ces propos de M. Lambert traduisent le manque de salles cinématographiques qui caractérisent bien de régions de notre pays. C'est pour pallier ces insuffisances et donc, permettre aux populations des zones rurales d'accéder au loisir que constitue le cinéma que le Cna de Christian Lambert a conçu le projet de cinéma ambulant. Pour sortir le cinéma du giron des zones urbaines, le conférencier a indiqué que le projet dispose de matériels cinématographiques appropriés. Il s'agit d'un camion, d'un projecteur vidéo, d'un écran d'une sonorisation de qualité, d'un lecteur de DVD, d'un groupe électrogène, de quelques films sur support numérique. Cet arsenal de projection permettra d'après le conférencier, de diffuser des films africains et autres. Ainsi, les populations pourront voir sans aller à Cotonou, Porto-Novo des films d'Idrissa Ouédraogo, de Gaston Kaboré, de Sembène Ousmane, du béninois Jean Odoutan (Barbecue Péjo), pourvu que ceux-ci soient sur support numérique.

M. Lambert a également précisé qu'en plus de ces films, des documentaires relatifs à la lutte contre le sida, l'hygiène, la santé, la scolarisation des enfants pourraient être diffusés dans nos villages.

La population béninoise étant caractérisée par un faible taux de scolarisation, M. Lambert a affirmé que le projet prévoit l'assistance d'interprètes pour aider éventuellement à la compréhension des films. Vu l'importance de ce projet pour l'Afrique, le Bénin en l'occurrence, M. Christian Lambert, a lancé un appel aux sponsors, notamment à l'Agence de la Francophonie afin qu'ils l'aident à étendre cette entreprise. Il souhaite vivement un soutien institutionnel pour pérenniser l'oeuvre entreprise. Le directeur de la cinématographie, M. Akambi Akala présent à la conférence de presse a réaffirmé le soutien du Ministère de la culture puisque pour lui le cinéma ne doit plus être l'apanage des gens de la ville.

Installée à Paris (France) et à Ouidah l'Association Cinéma numérique ambulant a pour but la diffusion de films africains en particulier dans les régions d'Afrique où les populations n'ont pas accès aux salles de cinéma généralement installées en ville.

La première projection a eu lieu [...] à Lobagbomé, un village de Ouidah où a été tourné "Barbecue Péjo", un film du Béninois Jean Odoutan.

Un article de Yves AKODEGNON publié dans "Le Matin" N°2128 du lundi 16 juillet 2001

 


ECHOS DE LA TOILE BENINOISE : Le site des artistes AZIZART.ORG en ligne !

L'association AZIZART qui a pour objectif de sauvegarder et de promouvoir la culture béninoise sur Internet (voir Orita 16, juin 2001) a mis en ligne son site web dédié à cet objectif. Réalisé avec le logiciel Macromédia Flash, ce site d'un graphisme remarquable est à la fois une prouesse artistique et technologique intégrant assez aisément pages html, liens hypertextes et animations. Le site présente des informations sur cette association, ses services, les conditions d'adhésion, son contact, etc. Elaboré avec des outils modernes de production de contenu, il rassure quant aux compétences de ses administrateurs à promouvoir l'art béninois. Il a été officiellement lancé le 3 aôut et mérite déjà l'admiration des internautes. Seule contrainte : télécharger le plug-in Flash 5 avant de pouvoir visualiser les animations. Le jeu en vaut bien la chandelle ! Le site héberge déja des pages web sur plusieurs artistes.

www.azizart.org


AFRIQUE: Lancement d'un concours sur la recherche en NTIC par l'IRTAVI

L'Institut de recherche IRTAVI vous invite à concourir pour le prix scientifique qui récompense trois meilleurs travaux scientifiques et inédits de 20- 25 pages (40.000-50.000 caractères) sur le thème : "Economie de l'information, info-pauvreté et secteur informel en Afrique centrale". L'étude doit comporter l'état des lieux des indicateurs de l'Internet dans la région et une réflexion prospective.
- Premier prix : 500 euros ; 2eme prix : 300 euros ; 3ème prix : 250 euros.
- Condition de participation : toute personne intéressée par la problématique indépendamment de l'âge, de la nation et de filière de formation.
- Langue de concours : français, anglais, néerlandais.
- Date limite de dépôt : 30 septembre 2001.
- Soumission de l'article sous forme numérique à l'adresse : irtavi@chez.com
- Publication des textes retenus sous forme de livre par les Editions "Société Ouverte".
- Proclamation des résultats : le 6 décembre 2001.

Ce concours se situe dans le cadre du colloque international qu'organise IRTAVI du 3 au 6 décembre 2001 à l'Université Libre de Bruxelles sur le thème : "NTIC, pauvreté et secteur informel en Afrique centrale. Voyage vers l'économie de l'information". Ce colloque est sous le haut patronage du Parlement Européen et de Monsieur Romano Prodi, Président de la Commission Européenne. Il est parrainé par l'Université Libre de Bruxelles et AFRICANTI.

http://www.francophone.net/irtavi/

(D'après une information de Raphaël NTAMBUE Tshimbulu Président de l'IRTAVI)


TRUCS ET ASTUCES

- Un numéro de téléphone à tout faire

Et si un seul numéro de téléphone donnait accès à tous les outils de télécommunication (téléphone, fax, adresse électronique...) ? Tel est l'ambitieux projet de l'IETF(Internet Engineering Task Force) avec le protocole ENUM, qui permet de créer des noms de domaines à partir de numéros de téléphone et de les associer aux divers services de communication. En France, l'autorité de régulation des télécommunications(ART) et le secrétariat d'Etat à l'Industrie, intéressés par ce nouvel outil, ont lancé une consultation publique dont les réponses sont actuellement sur
www.art-telecom.fr

Extrait du magazine SVM N°195, Juillet-Aout 2001, p.18

- Moins d'anglais sur le web

En 2003, l'emploi de la langue de Shakespeare passera en dessous de la barre des 50 % sur la toile mondiale. Lors du colloque consacré à l'intégration des langues dans les nouvelles technos organisé par l'Unesco, l'étude Funredes/Union Latine a en effet révélé le "déclin" de l'anglais, la langue internationale par excellence, laquelle aura été pratiquée par 60 % des internautes en 2000, contre 75 % en 1998 ! L'espagnol arrive en deuxième position avec quelque 4,85 % d'utilisateurs en 2000, contre 2,53 % en 1998. Le français, lui progresse moins vite : de 2,81 % en 1998, il passe à 4,39 % et se fait donc ravir la place de première langue latine sur le Web. [ndlr : Quelle est la place des langues africaines dans cette dynamique ?].

D'après un article de G.V. publié dans SVM N°195, Juillet-Aout 2001, p.18


* AGENDA

- Bordeaux, France
Université de la Communication de Hourtin
19 au 24 août 2001 www.crepac.com www.africanti.org

- Cotonou, Bénin
Rencontre de l'association Fête de l'Internet en Afrique
" Mécanisme de coopération entre les associations et ONG oeuvrant pour la promotion des TIC en Afrique "
Décembre 2001
run_raoul@firstnet.bj


Equipe de réalisation :

Ken LOHENTO
Tibaut HOUZANME
Roméo GBAGUIDI (Stagiaire)

ORIT@ est édité par le programme Information-Sensibilisation de ORIDEV, mail : pis@oridev.org
Contact ORIDEV : Carré 38 Sikècodji, rue opposée à MAFRI, à côté de l'école primaire Sikè-Sud,
03 B.P. 4301 COTONOU (Bénin) , Tél. 94 02 20 ; Fax : 30 52 71 mail : oridev@oridev.org

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