ORIT@

Numéro 07, septembre 2000


EDITORIAL : LE SCANDALE DU DEBIT

ACTUALITES

- Offre de liaison permanente par ondes radio par FirstNET
- Le CDSI et Oridev organisent un atelier de formation des journalistes sur le thème "journalistes et internet"
- Bientôt BorgouNET, Prestataire de Services Internet à but non lucratif au Borgou (Nord Bénin)
- Formation à distance par internet à l'Institut Polytechnique d'Enseignement Supérieur (IPES)
- Chronique du troisième salon de l'informatique et de la communiation ICOM 2000
- Séminaire interactif par vidéoconférence sur le E-learning
- Conférence-débat sur l'intégration des NTIC dans le système éducatif béninois

ECHOS DE LA TOILE BENINOISE : "Fraternité", un troisième quotidien béninois en ligne

FOCUS : Chronique de la réforme de l'Office des Postes et Télécommunications

SPECIAL MONDE

- AFRICA_NET, Liste de discussion en français sur les NTIC en Afrique
- AFTIDEV, forum pour le transfert et la maîtrise des NTIC en Afrique

AGENDA


EDITORIAL : LE SCANDALE DU DEBIT
On en parle depuis des lustres, mais on n'y touche pas. Le problème de la bande passante béninoise devient inquiétant et tourne progressivement au scandale. Un petit point à propos. Fin 1995, le Bénin s'est connecté, bien avant la plupart des pays africains au sud du Sahara. Nous avions alors un débit international de 64000 bits/s. Ce débit, bien que très faible, nous situait parmi les pays du Sud les mieux pourvus à l'époque. Les autres pays africains ont par la suite commencé à se connecter : Sénégal, Togo, Burkina Faso, Niger, Nigéria, etc. Certains de ces pays en se connectant, prirent des débits de 64000 bits/s, tout comme nous, puis rapidement évoluèrent, se rendant compte des limites que leur donnait cette vitesse. Le Sénégal alla rapidement à 1 mégabit (soit environ 15 fois le débit béninois). Entre temps dans le cadre du projet américain Leland, nous bénéficions après moult tergiversations du doublement de notre débit : 128.000 bits/s (février 1998). En ce moment, le Togo, le Burkina et autres étaient à 256.000 bits/s, soit le double de notre nouveau débit. Aujourd'hui, le Sénégal se situe à au moins 2 mégabits, le Nigéria à au moins 2 mégabits, le Burkina tend vers 2 mégabits, le Togo possède un peu plus d'un mégabit (chacun des deux opérateurs indépendants). Le Bénin demeure campé sur ses 128.000 bits/s (soit au moins 8 fois moins que le Togo, au moins seize fois moins que le Sénégal). Pourtant, l'Office des Postes et Télécommunications reçoit quotidiennement (depuis plus de deux ans) des plaintes à ce sujet. Mais rien. Sauf des promesses, depuis deux ans. Le pire, c'est que ces promesses ne font souvent état que d'une augmentation provisoire à 256 Kilobits, avant que le débit ne soit de nouveau augmenté à 1 méga. Il est clair qu'aujourd'hui un débit de 256 kilobits n'aurait presque aucun impact sur la situation que vivent les internautes et les acteurs du secteur. De plus, il n'aurait aucunement fait progresser l'internet béninois. Il est tout aussi clair que le statut quo contribue au caractère élevé du coût de l'internet et ne favorise pas l'investissement au Bénin (même si ce n'est pas la seule question du débit qui constitue le problème de l'internet béninois). Il convient alors aujourd'hui de rechercher sérieusement les raisons d'une telle inaction ou indolence de la part de l'OPT sur le secteur internet.

Ken LOHENTO
Responsable de la publication
oridev@h2com.com


ACTUALITES
Offre de liaison permanente par ondes radio par FirstNET

Firstnet, l'un des meilleurs PSI privés béninois, offre désormais comme service, la connexion à haut débit au réseau internet par liaison radio. Cette liaison permanente offre l'avantage de dispenser les institutions intéressées de l'obligation de disposer de lignes téléphoniques avant d'en jouir. Dans un contexte national de saturation des centraux téléphoniques et d'indisponibilité des lignes, cette offre apparaît comme salvatrice et potentiellement porteuse pour la dynamique internet au Bénin. Deux types de formules sont proposées : le " Compte Entreprise On Line Wireless " coûtant 500 000 F CFA par mois et 750 000 F CFA pour les frais d'adhésion fixes et le " Compte Standard Wireless " coûtant 400 000 F CFA par mois et 500 000 F CFA pour les frais d'adhésion fixes. De plus, 125 000 F CFA de frais de mise en service et 500 000 F CFA de caution remboursable doivent être également payés par les clients intéressés, quelle que soit la formule pour laquelle ils auraient souscrit.

Rappelons que seul l'OPT offrait des liaisons permanentes auparavant. Toutefois, les communications Firstnet transitent toujours à la sortie par la passerelle internet de l'opérateur historique des télécommunications (Firstnet dispose d'une liaison par satellite en entrée) et bien que les coûts des liaisons proposées soient moins élevés que ceux pratiqués par l'OPT, le Bénin demeure l'un des pays de la sous-région où elles coûtent le plus cher. Firstnet utilise pour son service des fréquences libres de droit.

Firstnet : www.firstnet.bj
OPT : www.opt.bj

Le CDSI et Oridev organisent un atelier de formation des journalistes sur le thème "journalistes et internet"

Du 04 au 15 septembre 2000, s'est déroulé à Cotonou, au siège du Centre de Documentation des services d'information (CDSI), un atelier de formation des journalistes béninois à l'internet.

Initié par le CDSI et en partenariat avec l'ONG ORIDEV (qui assure la formation), cet atelier a été officiellement inauguré le 04 septembre sous les auspices du Ministère de la Culture et de la Communication. La formation et les échanges se sont déroulés dans la salle de documentation du CDSI équipée, pour la circonstance, de cinq Pentium en réseau qui se partagent l'accès à internet (RTC) grâce à un serveur.

Vingt journalistes aussi bien de la presse publique que privée ont été sélectionnés pour y participer. Ils sont répartis en deux groupes (dix journalistes de la presse écrite et dix de la presse audiovisuelle). Cette formation qui était un renforcement de capacités a permis aux journalistes de mieux maîtriser les applications classiques comme la navigation, la messagerie électronique (e-mail). Ils ont été initiés au Chat et à la création et l'animation d'une communauté virtuelle (groupes de diffusion, de discussion, bureau virtuel sur egroups.fr). Des communications ont été également données sur les "les enjeux de l'internet pour le développement" et "l'internet et le journalisme". Une liste de discussion devant servir de cadre d'échanges pour les journalistes a été créée.

Cet atelier de formation a pris fin le vendredi 15 septembre 2000, par la cérémonie officielle de clôture.

oridev@h2com.com
cdsi@opt.bj

Bientôt BorgouNET, Prestataire de Services Internet à but non lucratif au Borgou (Nord Bénin)

BorgouNET est un projet sans but lucratif initié par l'Archevêché de Parakou. Il a pour objectif de soutenir le développement humain et les activités dans le département du Borgou (département situé au nord-est du Bénin) en offrant des services d'information et de communications télématiques adaptées aux besoins des organisations non gouvernementales, des écoles et d'autres institutions à but non lucratif de cette localité.

Les difficultés rencontrées par les travailleurs du diocèse de Parakou et de N'Dali dues à la faible couverture du réseau téléphonique dans le département, l'absence d'un système d'information efficace et rapide, la non-disponibilité d'un point de présence internet, sont entre autres les motivations qui ont conduit à l'élaboration de ce projet.

BorgouNET démarrera ses activités officiellement au début du mois d'octobre en tant que Prestataire de Service Internet (PSI) notamment en ce qui concerne le courrier électronique. De plus, aussitôt que nombre d'utilisateurs le justifiera, BorgouNet rendra accessibles d'autres services complémentaires compte tenu des besoins identifiés.

Pour plus d'informations :
Javier Simo info@borgou.net

Formation à distance par internet à l'Institut Polytechnique d'Enseignement Supérieur (IPES)

Dans le cadre de la rentrée académique 2000-2001, l'Institut Polytechnique d'Enseignement Supérieur (IPES) basé à Cotonou au Collège de l'Union a initié, en collaboration avec l'Institut d'Administration des Entreprises (IAE) de l'Université de Caen (en Basse Normandie en France) et le Groupe d'Enseignement Supérieur d'Informatique, de Business et d'Administration (Groupe ESIBA) de Lomé (au Togo) une formation en gestion des entreprises.

L'une des options disponibles pour l'étudiant est la formation en ligne (par internet).

D'une durée de deux ans et accessible aussi bien aux titulaires du baccalauréat qu'aux candidats ayant le niveau de la classe terminale, cette formation donne droit au diplôme français de Capacité en Gestion des Entreprises (CGE) de l'IAE.

L'IPES dispose, pour cette formation, d'une salle informatique équipée d'une trentaine d'ordinateurs (vingt 486 et dix Pentium) dont dix sont connectés à l'internet par une liaison RTC.

Pour plus d'informations :
Tel : (229) 33-17-29
ipes@ifrance.com
www.ifrance.com/IPES

Chronique du troisième salon de l'informatique et la communication ICOM 2000

Comme nous l'avions déjà annoncé dans Orit@ N°6, la troisième édition du salon de l'informatique et de la communication organisé par la Jeune Chambre Locale de Cotonou a effectivement eu lieu du 17 au 19 août 2000. Sur une aire d'environ 2000 m2 réservée pour 24 exposants dans les locaux du Centre International de Conférence de Cotonou, 20 structures ont participé à l'événement, dont 75% d'entreprises d'informatique et 25% de télécommunication.

Etaient présents à la cérémonie de lancement, une délégation ministérielle composée du Ministre de la Culture et de la Communication, de l'Education Nationale, du Ministre d'Etat, du Représentant du Ministre de la Jeunesse et des Sports, le Directeur Général de l'OPT, et beaucoup d'autres personnalités qui ont souligné l'importance de cette manifestation dont l'objectif principal est la promotion auprès du public béninois des activités et notamment des nouveaux produits et services des structures participantes.

Au nombre des principaux partenaires de la manifestation, on peut citer l'Office des Postes et Télécommunication (OPT), la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCIB), les sociétés Mearsk Line (entreprise maritime) et Mareli (entreprise d'informatique).

Pendant les trois jours qu'a duré l'exposition, plus de cinq mille visiteurs composés de spécialistes de l'informatique et des télécommunications, d'élèves et étudiants, de travailleurs, de curieux avaient le loisir de découvrir les produits exposés. On pouvait remarquer, entre autres, des ordinateurs, des postes téléphoniques sans fil, des caméras numériques (WebCam), des logiciels d'aide à la gestion d'entreprise, des postes récepteurs WorldSpace, des offres d'accès internet sans fil, etc.

En marge des expositions, quatre communications suivies de débats ont été données sur les thèmes : " la télécommunication privée au service du réseau informatique privé " ; " la sécurité des réseaux informatiques : dangers et solutions " ; " la passerelle internet de l'OPT : état et perspectives " ; " accès à internet par ondes radio ".

Enfin, on peut considérer comme acquis de cette manifestation : la mise à disposition d'une ligne téléphonique et d'un accès internet (Liaison spécialisée) pour chaque exposant, la participation d'une entreprise étrangère (WorldSpace) en prélude à l'ouverture du salon aux pays de la sous-région les années à venir, la participation importante du public, la mobilisation du pouvoir public.

Pour plus d'informations :
Georges Yayi
Tél. : (229) 32 22 91
teibenin@bow.intnet.bj

Séminaire interactif par vidéoconférence sur le E-Learning

Co-organisé par l'Institut de la Banque Mondiale (WBI), la TTSAsia.com et l'Institut d'Administration Publique et de Management de Singapour et en collaboration avec les Centres d'éducation à distance (CED) du Bénin, de la France, du Singapour, de la Tanzanie, de l'Egypte et de la Thaïlande, s'est déroulé par vidéoconférence les 31 août et 7 septembre 2000, un séminaire qui avait pour objectifs, entre autres, de permettre de faire le point de l'importance du E-Learning dans l'économie mondiale et de partager des connaissances approfondies de son développement futur. Depuis le CED du Bénin, une quinzaine de participants a pu suivre ce séminaire présidé par Claudia Zeizberger, Fondatrice de TTSAsia.com, une institution de prestation de services d'éducation.

Plusieurs spécialistes ont présenté dans leur communication, l'approche et les expériences de leur institution dans la conception et la mise en oeuvre de politique E-learning. Il s'agit, entre autres, de Ang Lek Han du Singapore Institute of Management (SIM), de Koh Siu Lan de Infocomm Development Authority of Singapore (iDA), de Anthea Ong du New York Institute of Finance (NYIF).

Il ressort des communications des différents experts que le E-Learning complète plutôt qu'il ne remplace l'enseignement magistral. Il rend accessible en tout lieu, en tout temps et sur convenance, des ressources documentaires pour une formation spécifique et n'exige de l'apprenant que son adaptation. De plus, la demande de plus en plus croissante en formation ponctuelle, les besoins du commerce électronique et les progrès de la technologie (ndlr : NTIC) justifient à cet égard, le développement progressif et l'adoption du E-learning.

Informations :

CED-Bénin :cedbenin@avu.org (l'enregistrement du séminaire y est disponible sur support VHS)
iDA : www.ida.gov.sg
SIM : www.sim.edu.sg
NYIF : www.nyif.com

Conférence-débat sur l'intégration des NTIC dans le système éducatif béninois.

Le 08 septembre 2000 s'est tenue une conférence-débat organisée par le projet VINOTIC (Vulgarisation de l'Informatique et des Nouvelles technologies de l'Information et de la Communication) sur le thème : "Impact de l'utilisation des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication sur le système éducatif béninois : cas de l'internet" Cette conférence a eu lieu dans le cadre de la cérémonie de remise d'attestations à la dernière promotion de 395 élèves et étudiants qui ont eu à bénéficier d'une formation en informatique et à l'internet.

Il ressort de cette conférence-débat, entre autres, que l'introduction des NTIC surtout de l'internet dans le système éducatif devient un besoin pressant, que les enseignants à divers niveaux doivent être initiés à l'utilisation de cette nouvelle technologie et qu'il s'avère impérieux de continuer la sensibilisation au niveau des Associations de Parents d'Elèves pour leur participation effective à l'introduction des NTIC dans le système éducatif. Les conférenciers ont aussi sollicité l'apport des institutions d'aide au développement pour une rapide atteinte des objectifs.

Informations : tel : (229) 30 73 08, direction@dophia.net.


ECHOS DE LA TOILE BENINOISE
"Fraternité", un troisième quotidien béninois en en ligne

Le quotidien béninois "Fraternité" offre sur son site web www.fraternite.firstnet.bj une version électronique de son journal. D'un graphisme simple et d'un chargement rapide, le site présente des articles dans quatre rubriques essentielles : Chronique, Politique, Sport, Société. L'édition du jour est accessible par un clic sur le logo du journal. Les articles de la semaine sont aussi consultables en ligne. Le contact et l'équipe de rédaction y sont également disponibles. Fraternité est le troisième quotidien béninois proposant une édition électronique. Cependant, le design et l'organisation du site restent encore à être améliorés.

www.fraternite.firstnet.bj
Tél.: (229) 30.47.70
Fax: (229) 32.18.70


FOCUS : Chronique de la réforme de l'Office des Postes et Télécommunications
L'Office des Postes et Télécommunications a lancé un communiqué de presse dans l'hebdomadaire "Jeune Afrique l'intelligent" du 5 au 11 septembre 2000 (N°2069, pp.92-97). Ce message se compose de l'article "Pour une réforme qui consacre l'âge d'or des télécommunications" et d'une interview du Directeur Général de l'Office, Barthélemy Agnan.

Dans l'article, on peut lire que : "Devant l'impératif de s'insérer dans le processus mondial du développement des télécommunications pour sauver ce secteur vital de l'économie nationale, le pays [Bénin] a mis en chantier une réforme qui évolue à un rythme lent mais rassurant". En effet, l'Office a connu fin 1987 une crise sérieuse due à des problèmes de gestion et d'organisation, symptomatique de la crise économico-politique générale dans laquelle le pays était entré. Il en était notamment résulté l'interruption des relations de mandats avec beaucoup de pays francophones dont la France et la suspension des investissements dans le secteur télécommunications. Des mesures de redressement ont alors été prises pour l'amélioration du système de facturation et de recouvrement des redevances de télécommunications, la reconstitution des avoirs des déposants du Centre des Chèques Postaux et de la Caisse Nationale d'Epargne, le remplacement des centraux analogiques de Cotonou et de Porto Novo (principales villes du pays) en 1993 (Ndlr : de nouveaux centraux numériques ont été installés dans de nouvelles villes en 2000). Ces efforts n'ayant pas porté leurs fruits, "le gouvernement a, par conséquent, dans sa déclaration de politique sectorielle des Postes et Télécommunications, adopté par décret 94-361 du 4 novembre 1994, d'entreprendre la réforme de ce secteur à l'instar des pays de la sous-région pour favoriser son développement en s'appuyant sur les investissements privés". Cette réforme devrait notamment permettre de créer deux entités distinctes s'occupant l'une de la poste, l'autre des télécommunications, puis de libéraliser le secteur des télécoms et d'assurer la survie du secteur des postes par l'intégration des services financiers et postaux. Barthélemy Agnan affirme que son Office n'a pas voulu se précipiter sur la voie de la réforme, ce qui explique la lenteur observée.

A la suite du décret de 1994, le bureau d'études allemand DETCOM a été chargé par le gouvernement de réaliser un projet de réforme institutionnelle. Le gouvernement a ensuite créé un comité de pilotage de la réforme par décret N° 97-516 du 17 octobre 1997 ayant pour mission de valider le projet du cabinet allemand au regard des réalités et des normes juridiques nationales, et d'en proposer un planning d'exécution. Ce comité a ensuite organisé des séances de concertations avec tous les acteurs du secteur, notamment le personnel, et a sensibilisé la population. Il a été recommandé la mise en oeuvre d'une "réforme des Béninois". Le comité a ainsi retenu un modèle de réforme contenu dans une note de stratégie transmise au gouvernement et qui a été adoptée en Conseil des Ministres le 9 juin 1999. Deux projets de lois portant principes fondamentaux du régime des télécoms et des Postes ont été également élaborés et adressés au gouvernement qui doit les valider, les transmettre à la Cour Suprême, qui à son tour, doit les transmettre au Parlement pour vote en procédure d'urgence. Ensuite, après le lancement d'une consultation internationale afin de choisir un cabinet international devant réaliser un audit-évaluation de l'OPT et un appui à la privatisation, le consortium composé de la banque d'affaires Africa Merchant Bank, du Cabinet d'avocat Gide Loyrette Nouel et du cabinet d'audit Deloite Touche Tohmetsee a été retenu et s'est déjà mis à la tâche (voir Orit@ N° 6). Le Directeur de l'OPT reconnaît que du temps a été perdu, mais espère que les autres institutions étatiques interviendront à temps sur le dossier comme le gouvernement s'emploie à le faire, pour que la réforme devienne une réalité comme prévu en décembre 2000.

Dans le cadre de cette libéralisation, des allègements fiscaux devraient être octroyés aux opérateurs télécoms intervenant dans les campagnes. La libre concurrence sera instaurée de façon progressive."Il est également prévu la mise en place d'un mécanisme de contrôle et de régulation du secteur, pour assurer la sauvegarde de l'intérêt publique et éviter tout abus de position dominante. En effet, il sera créé une agence de réglementation des Postes et Télécommunications appelée Régulateur, dotée de la personnalité morale de droit public et de l'autonomie financière et placée sous la tutelle du Ministre chargé des Postes et Télécommunications. "(...) " Le capital de la société anonyme est réparti de façon à éviter d'attribuer à tout groupe d'actionnaires une majorité absolue, à promouvoir l'épargne publique en réservant une grande part aux petits porteurs, réduire la participation de l'Etat au profit des investisseurs privés et promouvoir l'actionnariat des salariés de l'Office des Postes et Télécommunications. Un partenaire local sera choisi par voix d'appel d'offres international. Il peut être à dominance internationale ou nationale."(...) " Le noyau d'opérateurs économiques nationaux sera choisi par voie d'appel d'offres local. Les actions destinées aux petits porteurs nationaux et sous régionaux ainsi qu'aux opérateurs économiques nationaux seront mis en vente par l'intermédiaire de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) de l'UEMOA (ndrl : Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine). En ce qui concerne le personnel de l'OPT, les actions lui seront cédées à la valeur fixée par la BRVM ou par bonification" Toutes ces dispositions pourraient donc permettre, selon le directeur de l'OPT, d'aboutir à une réforme réussie, semblable à celles opérées au Ghana et au Sénégal qui se portent mieux que celles de beaucoup d'autres pays africains.


SPECIAL MONDE
AFRICA_NET, Liste de discussion en français sur les NTIC en Afrique

Une liste de discussion sur les NTIC en Afrique vient d'être créée. Elle a pour vocation d'offrir un cadre d'échanges et de collaboration à tous les acteurs des NTIC opérant en Afrique ainsi qu'à toute personne intéressée par cette thématique. La création de cette liste vient combler un vide certain, notamment dans l'espace francophone où une plate-forme d'échanges permanente en français sur les NTIC en Afrique n'existait pas vraiment. Cependant, même si le français demeure la première langue d'expression, la liste reste aussi ouverte aux contributions en langue anglaise. Enfin, la création de la liste correspond au renouvellement des souhaits d'intégration africaine actuellement exprimés par les populations et les gouvernants africains.

Pour s'abonner écrire à subscribe-africa_net@egroups.fr

AFTIDEV, forum pour le transfert et la maîtrise des NTIC en Afrique

Dans le cadre du projet AFTIDEV (AFrique, Technologies, Information et DEVeloppement) initié par MEDIActeurs (France) et appuyé par la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme (FPH), un forum sur le transfert et la maîtrise des technologies de l'information vient de s'ouvrir. Ce débat virtuel succède à la première phase du projet (collecte de fiches d'expériences sur les technologies de la communication dans certains pays africains). Dans ce cadre, le recueil de témoignages sur les usages et pratiques des technologies de l'information et de la communication en Afrique a été réalisé au Bénin et au Togo par ORIDEV, au Burkina Faso par YAM PUKRI, au Cameroun par GIE WAGNE-INTERNET et au Sénégal par INTERMEDIA Consultants.

Un dossier de propositions qui s'inscrit dans les travaux et actions que la FPH mène sur les relations entre les progrès techniques et le développement humain sera réalisé au terme du débat. La FPH se propose, suite à ce forum, de coordonner l'élaboration et la réalisation d'un ouvrage collectif et

international sur le thème général de la maîtrise sociale des technologies de l'information et de la communication. Une synthèse des contributions et propositions novatrices du débat sera incluse dans cet ouvrage.

Pour vous inscrire ou pour information, écrire à contact@aftidev.net ou visiter le site www.aftidev.net

AFTIDEV: www.aftidev.net
ORIDEV: www.oridev.org
Fondation Charles-Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme : www.fph.fr
MEDIActeurs : www.mediacteurs.net
Intermédia : www.intermedia-consultants.net
YAM PUKRI: www.anais.org/yam-pukri
WAGNE : www.wagne.net


AGENDA

  • 02 au 04 novembre 2000, Barcelone, GCN2000 organisé par l'EACN www.cnglobal2000.org
  • 12 au 14 novembre 2000, Caire (Egypte) : ThinQuest 2000, the International Educational Technology Conference and Awards Event www.thinquest.org/conference


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