ORIT@

Numéro 04, juin 2000


EDITORIAL : Pour mieux vous servir

BENIN

- Journée portes ouvertes sur le projet SDNP/Benin
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Seminaire atelier sur le commerce electronique au Benin
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Le "Nouveau Monde" est ne !
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Le GSM beninois en difficulte
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Lancement du Club Internet de Parakou
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Le Benin prend part au projet international Fragments du Monde

FOCUS : Les Nouvelles Technologies de l'Information et de le Communication en Afrique : un nouveau marche de dupes ? (Extraits)

A LA DECOUVERTE DE : Le telephone GSM (deuxième partie)

AGENDA


EDITORIAL : Pour mieux vous servir
Chers lecteurs,

Quelques legeres modifications viennent d'etre apportees a votre revue. Compte tenu des moyens techniques que nous avions, la gestion de la revue etait totalement manuelle (publication, gestion des abonnements et desabonnements). Mais plus vous nous faisiez confiance, plus ce mode de fonctionnement devenait rapidement nocif a l'offre d'un service de qualite. C'est pourquoi nous utilisons a present les ressources du serveur "egroups" pour assurer une meilleure gestion, notamment celle des abonnements et des desabonnements (voir modalites plus bas). Les archives de la revue sont toujours disponibles sur le site www.anais.org/oridev/orita/ (vous pouvez egalement y acceder via notre nouveau site www.oridev.org) ; mais elles sont egalement en ligne sur le site "egroups". Nous voudrions aussi vous informer que nous prenons des mesures pour que bientot la gestion de la liste soit entierement operee avec nos propres ressources. Nous vous prions d'envoyer tout courrier ordinaire a nos adresses habituelles (oridev@h2com.com, kenloh@h2com.com) plutot qu'a l'adresse de diffusion de la revue.

Bonne lecture.

Ken LOHENTO
Responsable de la publication


Journee portes ouvertes sur le projet SDNP/BENIN
Le mardi 23 mai dernier le projet "Reseau de Communication sur le Developpement Humain et Durable, RCDHD" du PNUD (en Anglais, SDNP : Sustainable Developpement Networking Program) a organise une journee portes ouvertes sur ses activites. Le projet SDNP/Benin (1997-2000) sera concretise par la realisation d'un intranet national sur lequel sera disponible toute l'information multi-sectorielle generee dans le pays. Cet intranet sera compose de dix serveurs representant dix "groupes homogenes" (recherche-education, corps constitues, secteur prives, ONG, systeme des Nations Unies, etc.). La ceremonie a eu lieu en presence du Representant Resident du PNUD et de deux ministres dont celui de la Culture et des Communications. Un lot d'equipements informatiques (comprenant notamment 68 micro-ordinateurs et 6 serveurs) d'une valeur de plus de 2.227.300 FF a ete remis a plusieurs ministeres. Ce don entre dans le cadre de la consitution de l'intranet national qui a connu un retard du a divers problemes. Pres de neuf cent personnes provenant de milieux divers (institutions etatiques, journalistes, institutions representant les operateurs economiques) ont ete sensibilisees et formees par le RCDHD. Signalons que le projet dispose desormais de son propre site web (www.sdnpben.org.bj). Le SDNP est present dans plus de soixante dix sept pays dont dix sept africains.

www.sdnpben.org.bj


Seminaire atelier sur le commerce electronique au Benin
Le commerce electronique est une activite encore tres peu connue au Benin. Pour informer et sensibiliser les operateurs economiques sur les enjeux qu'il porte, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Benin

(CCIB) et le "Reseau de Communication pour le Developpement Humain Durable" (RCDHD) du PNUD ont organise un seminaire atelier les 24 et 25 mai 2000 sur le theme "les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication au service des operateurs economiques". Apres les allocutions d'ouverture du Representant Resident du PNUD au Benin, M. Alfred SALLIA FAWUNDU et du President de la CCIB, des exposes suivis de debats ont ete presentes sur des themes comme : "Les enjeux du Commerce Electronique", par Pierre DANDJINOU, Coordonnateur SDNP/ Afrique et president ISOC-Benin ; "le concept du Trade Point", par Thierry H. AMOUSSOUGBO, Coordonnateur National p.i. du RCDHD-PNUD ; "Strategie de mise en oeuvre d'un site e-com au niveau de la CCIB", par Simon ADOVELANDE, Administrateur Gestionnaire du Programme de Relance de Secteur Prive ; "Exemples d'outils cle en main", par Herve HOUNTONDJI, Directeur du cybercentre H2com, etc.

A l'issue des debats, les participants ont entre autres recommande :

- une meilleure sensibilisation du public et surtout des operateurs economiques sur l'importance et les enjeux du commerce electronique ;

- l'elaboration de textes legislatifs pour la reglementation de cette forme de commerce ;

- la mise en place rapide du pole commercial (Trade Point) au niveau du Conseil National des Chargeurs du Benin (CNCB). L'atelier a reuni une soixantaine de participants venus de differents horizons professionnels (Informatique, commerce, Internet, etc.).

www.sdnpben.org.bj


Le nouveau monde est ne!
Le samedi 20 mai 2000 a ete inaugure a Cotonou le cybercentre du fournisseur d'acces a internet FirstNet. La ceremonie d'ouverture a ete presidee par le PDG Mathieu LAWSON. Ensuite, le webmaster a procede a une breve presentation de la structure et des differents services offerts. Enfin, des visites guidees suivies de sessions de navigation gratuite ont ete organisees a l'interieur du cybercentre. Le lendemain 21 mai, le public a eu acces gratuitement a la navigation.

Avec 15 ordinateurs tous connectes a l'internet en permanence et un assez bon debit de transfert d'information (64Kbps par satellite a la descente), "Le Nouveau Monde" offre principalement aux usagers le service d'acces au web ( navigation ) et accessoirement des services de bureautique (saisie-impression). Les tarifs de l'heure de navigation varient de 15FF a 10FF selon l'option. Des offres speciales d'abonnement mensuel permettent aux usagers de naviguer par package mensuel de 10 heures, 15 heures ou de facon illimitee. Apres EIT et SOBIEX, FirstNet est donc le troisieme FAI a ouvrir un cybercentre au Benin.

http://web.firstnet.bj
cybercentre@firstnet.bj
Tel : (229) 31-51-30


Le GSM beninois en difficulte
Le vendredi 5 mai 2000, le Ministre de la Culture et de la Communication (MCC) a rencontre les trois operateurs GSM au Benin. Cette reunion fait suite aux plaintes repetees et de plus en plus virulentes des operateurs prives du GSM a l'encontre de LIBERCOM, consortium dans lequel est actionnaire l'Office des Postes et Telecommunications (voir ORIT@ NUMERO 03).

En effet, les operateurs TELECEL et BENINCEL estiment que l'OPT bloque leurs activites en ne les raccordant pas a son reseau filiaire et de surcroit en leur menant une concurrence deloyale par le fait que seul LIBERCOM est connecte au reseau filiaire et conquiert seul le marche des premiers abonnes par de grandes actions marketing (publicites audiovisuelles intenses, sketchs, ouverture de multiples points de vente, lancement de nouveaux services/produits au marche international de Dantokpa, offres promotionnelles).

Les responsables de l'OPT affirment avoir un plan de connexion approuve par le gouvernement et n'entendent pas realiser de connexions partielles avant la livraison par ALCATEL du materiel necessaire le 12 juin. L'interconnexion ne pourra etre realisee que vers le 16 juin.

Sur proposition du Ministre de la culture et de la communication, M. Gaston ZOSSOU, un comite conjoint compose de trois membres de chacun des trois operateurs et de deux cadres du MCC a ete mis sur pied pour le suivi de la realisation de l'interconnexion au reseau filiaire national.

On espere qu'a la date fatidique du 16 juin, cette interconnexion sera effective d'une part, et d'autre part, que les trois operateurs pourront competir sur de saines bases et que les abonnes pourront jouir de toutes les potentialites du produit tant attendu. Une fois de plus, le probleme de creation d'un organisme de regulation reste pose.

Pour plus d'informations :

LIBERCOM : www.opt.bj
TELECEL : (229) 31-66-60
BENINCELL : (229) 31-66-40


Inauguration prochaine du reseau des Centres d'Education a Distance (CED)
Le CED est un projet de la Banque Mondiale qui a pour objectif de renforcer la capacite des decideurs politiques, des bailleurs defonds et de la societe civile, etc. C'est un centre de formation interactive. Les enseignements seront donnes par des cadres de la Banque Mondiale et des professeurs d'universites. Actuellement, les CED sont implantes dans dix pays dont le Benin. Le 21 juin 2000 , ce reseau sera inaugure depuis le centre de Washington. Cette inauguration pourra etre suivie en direct depuis les CED des pays membres. Avec une connexion permanente par satellite et une cinquantaine d'ordinateurs, le CED du Benin est implante a Cotonou a l'Institut National d'Economie (INE) et sera inaugure le meme jour.

Pour plus d'informations :
cedbenin@avu.org
Tel. (229) 30 83 58


Lancement du Club Internet de Parakou
Dans le cadre du demarrage effectif de ses activites, le club internet de Parakou (ville au nord du Benin) a organise une rencontre de tous ses membres et nouveaux adherents le mercredi 24 mai 2000 au CCF de Parakou. Apres un expose sur les necessites pour la jeunesse de s'approprier les nouvelles technologies de l'information et de la communication,le debat s'est recentre sur les strategies a mettre en place pour atteindre ces objectifs :

- rapprocher davantage les jeunes utilisateurs potentiels de l'internet de cet outil de communication afin qu'ils en decouvrent les possibilites d'usage ;

- amener ces jeunes a se rendre a l'evidence de ce que l'internet est un moyen de rapprochement entre differentes civilisations et unmedium d'echanges culturels ;

- organiser des activites autour des differentes fonctionnalites d'internet. Quelques unes de ces activites consisteront a faire des abonnements a des sites diffusant des nouvelles et actualites sur des themes scientifiques, litteraires etc. ; participer a des forums de discussion sur des themes d'actualite ou de grande preoccupation ; publier des nouvelles de leur localite etc..

(VEGBA M. SERGE, Responsable du club Azur2@nayako.leland.bj)


Le Benin prend part au projet international "Fragments du Monde"
"Fragments du Monde" est un projet international initie par l'association francaise VECAM en partenariat avec des associations africaines et occidentales et qui a pour objectif "de faire d'Internet l'outil d'une action collective a travers la realisation d'un premier atlas interactif de la Jeunesse du Monde". Les jeunes impliques dans ce projet presenteront sur l'internet une "place publique" de leur communaute, collecteront des temoignages sur un sujet relatif a cette place publique et enfin imagineront une "rencontre extraordinaire" s'y deroulant. Un CDROM mettant en valeur les participations de jeunes sera realise. Une partie de ces jeunes participera a l'Universite d'Ete Fragments du Monde en aout a Paris, ce qui leur offrira l'opportunite d'echanger sur leurs projets.

Six jeunes Beninois repartis en deux groupes participent a ce projet avec le soutien de l'ONG ORIDEV qui le cofinance au Benin. Les thematiques autour desquelles s'articulent leurs projets sont la traite negriere, la reconciliation entre descendants d'esclaves et ex-negriers et la royaute au sud du Benin. Ils recoivent actuellement une formation en production de contenus et preparent le contenu intellectuel des sites a concevoir. Plus de 50 groupes de jeunes participent dans le monde entier a Fragments du Monde. Le projet a recu le soutien du Fond Francophone des Inforoutes et de certaines institutions occidentales telles l'INJEP qui decernera un prix d'une valeur de 20.000 FF.

www.fragmentsdumonde.org
www.vecam.org
www.francophonie.org


FOCUS : Les Nouvelles technologies de l'information et de la Communication en Afrique : un nouveau marche de dupes ? (Extraits )
(...) Aujourd'hui, quarante ans apres cette grande messe de libre arbitre, (en considerant globalement les annees soixante comme celle des independances), apres des decennies d'assistance de toutes sortes,des plus franches aux ambiguës, les anciennes metropoles (jamais reellement parties et devenus entre-temps des pays developpes systematiquement opposes aux pays dits sous-developpes, en voie de developpement ou, pour faire plus politiquement correct, pays du Sud ou pays emergents) reviennent proposer, a l'aube du troisieme millenaire, un nouveau type de collaboration aux Etats africains : le nouveau sentier vers le developpement pour l'entree de l'Afrique dans le ''village global''. Avec le developpement des nouvelles technologies de l'information et de la communication, la technologiea fourni une arme qui offre l'Afrique comme un plateau ouvert a une occupation d'un nouveau genre (...)

Les interets actuels de la plupart de ces pays (NDLR : Grande Bretagne, France, Etats-Unis) pour l'Afrique sont, en realite,surtout economiques. Avec ses 400 millions de consommateurs, le marche africain ne laisse pas indifferent. Les Geants du secteur des telecommunications (equipements et services) tels que les americains AT&T et MOTOROLA, le Francais ALCATEL, les Nippons de NEC CORPORATION, le Canadien BELL, les Suedois de chez ERICSSON ou la societe chinoise CTS, prennent pied sur le continent. Deja, apres les liaisons politiques, les alliances economiques s'operent. Comme c'est le cas pour France TELECOM et BRITISH TELECOM, associes pour renforcer leur implantation. Ces consortiums internationaux soumissionnent pour des offres de privatisation des entreprises publiques nationales d'Afrique (et d'ailleurs aussi, bien sur). Apporteurs de gros capitaux, il leur est facile de se tailler la part du lion dans un marche largement ouvert (...)

Deux raisons expliquent cette entree en masse dans le ciel des communications africaines : d'une part, les differents Programmes d'Ajustement Structurel (PAS) imposes a la plupart des Etats africains par le Fonds Monetaire International (FMI) et la Banque Mondiale pour redresser leurs economies moribondes et qui exigent, entre autres choses, privatisations, privatisations et privatisations ; et d'autre part, la nouvelle mode de la globalisation liee au liberalisme economique qui ne peut epargner le secteur des telecommunications, surtout avec les avancees technologiques evidentes, et qui se traduit concretement par la dereglementation du secteur (...)

En Afrique, les entreprises de telecommunications sont souvent des exemples a suivre. En effet, majoritairement publiques, elles disposent de ressources financieres importantes. Mais elles sont mal gerees et selon des criteres de gestion dans le secteur des telecommunications des pays developpes. A cause de cette mauvaise gestion et des detournements de fonds publics, la Banque Mondiale pousse les pays africains a une ouverture totale du marche des telecommunications en Afrique. Mais dans cette nouvelle ere des nouvelles technologies de la communication, la reprise des societes nationales souvent inefficaces et aux infrastructures depassees interesse beaucoup moins les societes privees que l'installation de telephones cellulaires qui est un marche nouveau, beaucoup plus porteur et sur lequel les ''dinosaures'' nationaux mal equipes et mal prepares ne peuvent etre des concurrents serieux. D'apres Jean MARSHAL la majorite des grands operateurs internationaux ne situent pas l'Afrique subsaharienne dans leur plan strategique et l'affichent clairement. Par exemple, la compagnie americaine AT&T a indique lors de la privatisation de CITELCOM, compagnie national ivoirienne, qu'elle ne s'associait pas a l'operateur local AFRICA BELL, mais qu'elle etait " un simple conseiller technique et fournisseur de materiel ". La fourniture de materiel vaut bien (peut-etre meme plus, en occurrence) l'offre de services ! (...)

(Moudjibath DAOUDA - Memoire de maitrise globale - INSTITUT INTERNATIONALE DE COMMUNICATION DE PARIS (IICP,1999). Ces extraits sont tires de l'introduction et de la deuxieme partie du document.

Pour plus d'informations
Moudjibath.Daouda@bayard-presse.com
http://www.anais.org/Fr/documents/benin/moudji.html


A LA DECOUVERTE DE : LE TELEPHONE GSM (deuxieme partie)
(Lire la premiere partie dans ORIT@ NUMERO 03)

(...) Chaque cellule ou unite de decoupage geographique du reseau GSM est couverte par un ou plusieurs emetteur(s)-recepteur(s) fixe(s) qui detectent les appels des mobiles GSM et leur transmettent les communications des mobiles concernes et ceux dont la carte SIM correspond a l'operateur. Cet emetteur-recepteur est appele station de base. Un ensemble de stations de base est pris en charge par un controleur qui assure la continuite des communications malgre les changements de frequence intervenant quand un usager se deplacant quitte une cellule.

Station de base et controleur reseau composent le sous-systeme radio qui est pris en charge par le sous-systeme reseau compose de centres de commutation de mobiles associes a plusieurs bases de donnees. Interconnectes ou relies a un ou plusieurs controleur(s) de station de base, ces centres assurent l'interface avec le reseau telephonique filiaire.

En outre, les accords de Roaming entre operateurs GSM permettent aux abonnes d'utiliser leur terminal et leur numero unique dans un autre pays co-signataire. C'est a ce prix que nous pouvons communiquer de n'importe ou avec n'importe quel interlocuteur dans n'importe quel pays a partir de nos terminaux GSM.

Herve Cole HOUNDETON


AGENDA
- Japon, 18-21 juillet

10ème conférence annuelle de l'Internet Society, Inet2000, www.isoc.org/inet2000

- Juillet 2000, Cotonou

Salon des NTIC au Bénin (organisé par la Jeune Chambre Economique du Bénin) - jeremieked@h2com.com


Envoyez-nous vos informations a oridev@h2com.com

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Equipe de coordination :

Ken LOHENTO
Tibaut HOUZANME


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