ORIT@

Numéro 03, mai 2000


EDITORIAL : Réguler les telecoms au Bénin

BENIN

- Journée portes ouvertes sur le télécentre communautaire de Songhaï à Porto-Novo
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Lancement du point d'accès aux inforoutes pour la jeunesse de Porto-Novo
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La télévision privée béninoise LC2 couvrira bientôt l'Afrique de l'Ouest
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Enfin le GSM au Bénin !

FOCUS : Les cybercentres au Bénin : typologie, coûts, contacts

A LA DECOUVERTE DE : Le telephone GSM

AGENDA


EDITORIAL : REGULER LES TELECOMS AU BENIN
L'ouverture du marché du téléphone mobile au Bénin pose un grand défi, celui de la régulation des télécommunications. L'Office des Postes et Télécommunications du Bénin, opérateur historique des télécommunications, est l'organe qui a toujours joué ce rôle, ce qui n'était pas incompatible avec la situation de monopole absolu d'alors. Cependant, depuis la libéralisation du service internet dial up, cette situation devenait un handicap sérieux pour les autres opérateurs de l'internet, puisque l'OPT était aussi fournisseur du même service. L'apparition de nouveaux opérateurs du mobile pose encore avec plus d'acuité le problème de régulation indépendante du secteur. Le ministère de la communication est aussi disqualifié pour jouer un tel rôle, contrairement à ce qui a été affirmé, du moment où le statut d'entreprise publique de l'OPT est un fait. Déjà, les autres opérateurs du GSM dénoncent les " coups bas " de l'OPT qui ne leur aurait pas attribué de bonnes fréquences et qui ne les a pas encore connectés sur le réseau fixe (dont l'OPT détient le monopole). Ainsi, le client d'un opérateur privé du cellulaire ne pourra pas pour l'heure joindre son correspondant disposant d'un téléphone fixe.

La mise en place d'un organisme indépendant de régulation ne devrait pas être perçue comme dirigée contre l'OPT. Elle est en réalité pour tous les opérateurs télécoms le gage de la mise en oeuvre d'une saine concurrence, le gage pour le citoyen, donc pour la Nation, de l'offre de services à coûts raisonnables, d'une bonne qualité de service par les différents opérateurs, d'une interconnexion harmonieuse des différents réseaux, de l'accès du monde rural perçu comme " insolvable " au téléphone, etc..

Ken LOHENTO

Responsable de la publication


JOURNEE PORTES OUVERTES SUR LE TELECENTRE COMMUNAUTAIRE DE SONGHAÏ A PORTO-NOVO
Le 8 avril 2000, l'ONG Songhai spécialisée dans l'agriculture biologique a organisé une journée portes ouvertes sur son télécentre communautaire principal installé à Porto-Novo, capitale politique du Bénin. Le télécentre (appelé CyberSonghaï, tout comme les autres télécentres de l'ONG) se veut un espace facilitant l'accès des communautés villageoises et des entreprises aux TIC, en particulier aux entrepreneurs agricoles que forment l'ONG. Le CyberSonghaï de Porto-Novo offre comme services l'accès au courrier électronique et à la navigation, aux services bureautiques classiques (photocopie, saisie, télécopie, légère publication assisté par ordinateur notamment grâce à l'acquisition d'un appareil photo numérique), la téléphonie par internet. Le programme de la journée était constitué de démonstrations multimédia (internet, net2phone, projection du CD-ROM " Nos cousins du Bénin " conçu par Daniel et Marie-Jeanne Georget, présentant entre autres un artiste traditionnel porto-novien et sa musique), d'initiation à internet, de création de comptes email et de pages web. Un exposé a été donné sur le " Réseau Béninois des Téléservices Communautaires ", nom donné aux trois CyberSonghaï existant à ce jour (les deux autres sont implantés dans les villes de Savalou (Centre-Bénin) et de Parakou (Nord-Bénin). Le télécentre de Porto-Novo dispose d'une dizaine d'ordinateurs, la plupart en réseau et connecté à l'internet par une liaison RTC. Un projet de mise en oeuvre d'une liaison satellite est envisagé.

www.songhaï.org

www.amikpon.org


LANCEMENT DU POINT D'ACCES AUX INFOROUTES POUR LA JEUNESSE DE PORTO-NOVO
Dans le cadre de l'organisation de la fête de l'internet au Bénin du 17 au 19 mars 2000 (voir ORITA N°1-2), la Bibliothèque nationale du Bénin sise à Porto-Novo, capitale politique du Bénin, a procédé au lancement de son Point d'Accès au Inforoutes pour la Jeunesse (P@JE). Cinq ordinateurs accédant à l'internet via un serveur proxy sont disponibles. Les services offerts sont le courrier électronique et la navigation. Le P@JE est un programme de l'Institut francophone pour les Nouvelles Technologies de l'Information et la Formation qui "vise à implanter des points d'accès dans les lieux où des jeunes pourront accéder à l'internet pour trouver des informations, communiquer avec d'autres jeunes de part le monde, participer à des projets communs etc." La Bibliothèque nationale a pu installer son P@JE après avoir été sélectionnée suite au second appel à candidature lancé par l'INTIF.

Le Bénin avait déja gagné un P@JE lors du premier appel à candidature en juin 1999 par l'ONG ORIDEV. Cependant le P@JE de Gbégamey (nom du P@JE ORIDEV) n'est pas encore fonctionnel parce que l'Office des Postes et Télécommunications n'a toujours pas installé les lignes téléphoniques nécessaires.

fzogo@caramail.com

http://intif.francophonie.org/PAJE


LA TELEVISION PRIVEE BENINOISE LC2 COUVRIRA BIENTOT L'AFRIQUE DE L'OUEST
La télévision privée béninoise LC2 couvrira, à titre d'essai du 20 mai au 20 juin prochain, la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest. Les négociations avaient commencé depuis plusieurs mois et LC2 avait reçu le soutien des chefs d'Etats de la Communauté pour son projet de couverture télévisuelle du marché de plus de 200 millions de téléspectateurs potentiels que regroupe l'ensemble des 16 pays de la CEDEAO. La présente autorisation est obtenue dans le cadre de la commémoration du 25ème anniversaire de la CEDEAO le 28 mai prochain. Selon les termes de l'autorisation, LC2 couvrira les manifestations de l'anniversaire pour toute la communauté, depuis Abudja, la capitale du Nigéria, diffusera des émissions quotidiennes de cinq heures et sera rebaptisée dès lors LC2 CEDEAO TELEVISION. Des rencontres successives des responsables de LC 2 et de la CEDEAO ont eu lieu ces derniers temps. La couverture provisoire de la zone constitue la première phase du projet d'extension de la chaîne sur l'Afrique et le monde par satellite.


ENFIN LE GSM AU BENIN !
Annoncé depuis plusieurs mois, le GSM (entendez Global System for Mobile Communication) est entré actuellement dans sa phase opérationnelle au Bénin. En effet, suite à l'ouverture officielle du secteur de la radiotéléphonie cellulaire intervenue fin 1997, trois prestataires du portable ont été autorisés à se partager le marché béninois. Il s'agit de LIBERCOM, (Consortium formé principalement par l'entreprise américaine TITAN CORPORATION, l'opérateur historique des télécoms au Bénin (OPT) et l'entreprise française ALCATEL), de TELECEL, et de SPACETEL. Ces prestataires mettront en service le GSM.

Le bal de la communication avec les portables de la deuxième génération a été ouvert par Libercom le 17 avril 2000. Le Président Mathieu Kérékou a été fait premier abonné. Ensuite, les abonnés de l'ancien réseau cellulaire de l'OPT ont été prioritairement servis et enfin, l'abonnement a été ouvert au grand public à la date du 2 mai. Libercom dont le produit porte le même nom, promet dans un avenir proche, de couvrir tout le Bénin et la possibilité d'utiliser son portable, son numéro et son abonnement partout dans le monde.

Telecel a aussi procédé au lancement de son produit (Mango) le 25 avril 2000. Ici, le service prepaid (achat de carte à puce codée) est proposé ainsi que le service classique de facturation mensuelle pour les grands consommateurs. Le service de messagerie écrite et vocale est aussi accessible. La communication de portable à portable par le réseau Telecel est déjà possible.

En ce qui concerne le groupe Spacetel, le lancement de son produit Benincel a eu lieu au début du mois de mai. Le système de consommation actuellement disponible est le postpaid. L'utilisation d'une carte à puce (prepaid) pourra s'effectuer dans un mois. Les services additionnels de messagerie écrite et de courrier électronique seront accessibles dans la même période, ont rassuré les agents commerciaux.

En général, les différentes structures concurrentes rivalisent de manifestations, de publicités pour conquérir le public. A part le service prepaid, le coût d'accès au service GSM regroupe les frais de connexion, les frais d'abonnement et des cautions. Les frais d'abonnement tournent autour de 500 FF et l'acquisition du portable environ 1500 FF, mais peut aller jusqu'à 4000 FF.

En outre, il est important de signaler que l'interconnexion avec le réseau filiaire de l'OPT n'est pas encore effective pour Telecel et Benincel, ce qui serait à l'origine du retard que connaissent ces structures dans l'offre complète de service et surtout dans la possibilité de joindre n'importe quel abonné au Bénin et dans le monde. De plus, le Bénin n'a pas encore signé les accords de roaming de la GSM Association regroupant actuellement une vingtaine de pays (Afrique du sud, Allemagne, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Cote d'Ivoire, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hong Kong, Israël, Italie, Liban, Maroc, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume Uni, Sénégal, Singapour, Suède, Suisse, Taiwan, Togo et Turquie) et qui permettent aux abonnés d'utiliser leur portable dans un pays signataire de cet accord tout en conservant leur numéro initial.


FOCUS : LES CYBERCENTRES AU BENIN : TYPOLOGIE, COUTS, CONTACTS
Nous appelons cybercentre un organisme spécialisé dans l'offre de services internet aux clients ne disposant pas d'un ordinateur connecté à domicile ou l'espace dans lequel ces services sont offerts par un organisme offrant également d'autres types de services. La plupart des organismes offrent comme services complémentaires le traitement de texte, la téléphonie, la télécopie ou même la formation et la vente de matériels informatiques.

En 1997, il existait à peine quatre cybercentres au Bénin. En 2000, il y en a tellement qu'on ne peut donner leur nombre exact sans une enquête en bonne et due forme sur le terrain. Un grand nombre de petites entreprises offrant traditionnellement des services bureautiques et disposant juste d'une machine et d'une ligne téléphonique se lancent aujourd'hui dans l'offre de services internet, souvent juste par effet de mode et sans grande vision entreprenariale. Le nombre total de ces structures pourrait bien atteindre ou dépasser 200. Cependant seule une dizaine d'entre eux est reconnue et considérée comme de véritables cybercentres pour la qualité du service offert. Ces derniers, à l'exclusion du Centre Syfed, de EIT et de SOBIEX INFORMATIQUE, disposent d'une connexion RTC à l'internet. Rappelons que la liaison internationale du Bénin est seulement à
128 000 bits par seconde.

Du point de vue des services offerts, on peut classifier les cybercentres en deux catégories : les fournisseurs de services de messagerie internet et les fournisseurs de services d'accès au web.

Commençons par préciser que les fournisseurs de services de messagerie internet offrent également en option l'accès au web. Cependant, contrairement à la seconde catégorie de cybercentres, ce service est marginal et coûte assez cher. Se basant sur le fait que l'email est le service le plus utilisé au Bénin, les messageries internet mettent en oeuvre des systèmes qui leur permettent d'offrir presque exclusivement ce service. Les cybercentres entrant dans cette catégorie disposent de serveurs internet hébergés chez des fournisseurs occidentaux et leurs abonnés ont des adresses personnalisées grâce notamment à un gestionnaire de compte tel Mdaemon. Ils disposent de plusieurs ordinateurs en réseau. Les messages sont envoyés en différé deux ou plusieurs fois par jour. Leurs coûts sont assez abordables pour le client et sont les suivants pour les plus connus :

- Imedia informatique : 20 FF par mois et 3 FF par message envoyés. La réception est gratuite ; possède quatre agences ;

- H2COM : plusieurs niveaux de services existent ; pour le client ordinaire, 60 FF par mois, envois et réceptions illimités ;

- CyberSonghaï de Porto-Novo : 30 FF pour la création du compte et 20FF par mois ; envois et réceptions illimités ;

- les Arts Bobo : 50 FF par mois ; envois et réceptions illimités.

Les fournisseurs de services d'accès au web

Première catégorie : ils offrent directement l'accès au web et disposent de plusieurs ordinateurs mis en réseau et connectés à l'internet soit via un serveur proxy, soit plus rarement à travers une liaison spécialisée. Les clients qui désirent utiliser la messagerie exploitent les serveurs hébergeurs gratuits de comptes internet.

Les plus connus présentent les caractéristiques suivantes :

- AIB DOPHIA : 15FF par heure et 10FF les nuits et le week-end ; une connexion via serveur proxy est mise en oeuvre ;

- SOBIEX INFORMATIQUE : 15 FF par heure ; Sobiex est un fournisseur d'accès internet en bonne et due forme et dispose d'une liaison spécialisée à 64 kbits/s ;

- EIT : 12FF par heure; tout comme SOBIEX, EIT est un fournisseur d'accès.

La deuxième catégorie est constituée de cybercentres disposant juste d'un ou de deux ordinateurs offrant l'accès au web et également au courrier électronique via leur propre compte internet. Ainsi les abonnés désirant envoyer un e-mail et ne souhaitant pas naviguer (la navigation coûte plus cher ici) le font sous le couvert de l'adresse du gestionnaire du centre. Le gros lot des cybercentres fonctionne ainsi.

Nous donnons ici le contact des cybercentres mentionnés ci-dessus tout comme celui d'autres cybercentres, appartenant à l'une ou l'autre catégorie ou échappant aux deux catégories.

- à Cotonou : Imedia informatique (ngangbo@beninweb.org Tél 30 10 69) ; H2COM (cybercenter@h2com.com Tél. 32 52 92) ; les Arts Bobo (www.artsbobo.bj ,artsbobo@artsbobo.bj, tél.33 05 81/33 08 99) ; AIB DOPHIA (www.dophia.net ; direction@dophia.net) ; SOBIEX INFORMATIQUE (www.sobiex.bj tél 31 43 19) ; EIT (www.eit.bj tél: 31 34 98) ; Chez Auguste (Etoile Rouge) ; le Cybercentre de la Place du Québec à Akpakpa (tél. 33 66 15 http://elodia.intnet.bj/feb.htm ); le Centre Syfed, cybercentre et ISP, installé à l'université et dédié aux universitaires à coûts forfaitaires : messagerie 45FF (étudiants en fin de cycle) et 75FF (enseignants) ; la navigation coûte 5FF l'heure (tél. 35 06 42 www.bj.refer.org/benin_ct);

- à Porto-Novo : le Point d'Accès aux Inforoutes pour la Jeunesse de Porto-Novo implanté à la Bibliothèque Nationale (fzogo@caramail.com); le Jardin des Plantes et de la Nature (Tél. 21 38 66 ; j.p.n.@iname.com) ; le CyberSonghaï de Porto-Novo (www.songhaï.org Tél : 22 50 92 ou 22 29 02);

- à Parakou (Nord-Bénin) : Azur Communication (Tél. 61 08 78; azur2@nakayo.leland.bj);

- à Bohicon (Centre Bénin) : cybercentre du CFIB (Tél. 51 19 97 cfib@usa.net).

(K. L.)


A LA DECOUVERTE DE : LE TELEPHONE GSM (PREMIERE PARTIE)
Le téléphone de poche GSM (Global System for Mobile Communication : Système global de communication mobile) est un outil de communication qui, dans quelques années, rentrera dans nos moeurs au point de nous paraître familier. Ce petit appareil est pourtant un exploit technologique combinant radio numérique, électronique et informatique de pointe.

La technique du système de communication GSM est particulièrement complexe. Elle doit en effet permettre la connexion d'un très grand nombre d'abonnés, assurer une communication ininterrompue lorsque ces derniers se déplacent pendant qu'ils téléphonent et pouvoir les localiser en permanence même lorsque le mobile est en veille. C'est d'abord des radios qui véhiculent les signaux des communications entre le mobile et un émetteur-récepteur local du réseau. Ensuite le reste se déroule par liaison filière.

L'UIT a réservé trois bandes de fréquences au support GSM : les 900, 1200 et 1800 MHZ ce qui explique la commercialisation de combinés bi-bandes et même tri-bandes. Dans la pratique, chacune de ces bandes GSM est divisée en deux, l'une pour l'émission et l'autre pour la réception. Une division supplémentaire est opérée dans les trois bandes d'émission et de réception pour permettre que chaque cellule puisse émettre et recevoir sur des fréquences différentes de toutes ces voisines : c'est l'accès multiple à répartition de fréquences. En plus, il faut qu'elle puisse traiter plusieurs abonnés à la fois ; pour cette raison, chaque fréquence est allouée à plusieurs usagers (huit au maximum) de manière cyclique c'est l'accès multiple à répartition dans le temps.

En résumé, un mobile même s'il est en veille, est actif, ne serait-ce que pour faire connaître sa position au réseau GSM, laquelle est enregistrée en permanence dans une base de données afin de pouvoir acheminer un appel dans la cellule où se trouve effectivement l'abonné.

(Lire la deuxième partie dans le prochain numéro)

Hervé HOUNDETON.


AGENDA
17 mai 2000 : Journée Internationale des Télécoms (Au bénin, les manifestations se déroulent principalement à Bohicon, avec pour thème : "le téléphone mobile"

Bamako, 24 mai 2000

Réunion préparatoire des pays africains à l'Assemblée mondiale de la normalisation des télécommunications prévue à Montréal, Canada, du 27 septembre au 6 octobre 2000 Pour info : devsg2@itu.int (Hamadoun I. Touré)

- Sénégal, 25-31 mai 2000

Salon International des TIC (SINEC 2000) Sinec99 : www.tpsnet.org/sinec99/default.htm

- Japon, 18-21 juillet

10ème conférence annuelle de l'Internet Society, Inet2000, www.isoc.org/inet2000

- Juillet 2000, Cotonou

Salon des NTIC au Bénin (organisé par la Jeune Chambre Economique du Bénin) - jeremieked@h2com.com


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